Douzième jour : nous l’avons fait !

Eh oui, le titre laisse entrevoir le fin de la journée, et la fin de l’aventure ! Nous sommes arrivés à Hendaye !
Il faut dire que pour cette dernière journée, l’objectif n’était pas trop insurmontable : nous avions 29 kilomètres à effectuer depuis Biarritz, et le compteur a effectivement indiqué 28 km (nous sommes les as des raccourcis…).

La matinée s’est passée avec plaisir à Biarritz chez nos hôtes, avec un petit passage rapide à la gare pour réserver des billets pour les vélos du neveu et du tonton.Vers midi, c’était le départ sous le soleil, enfin !

Le paysage a complètement changé, en même temps que la météo : de grandes descentes, de longues montées, s’enchaînant rapidement. Les cuisses et les genoux souffrent, mais le cerveau sait que nous allons vite arriver à destination.
Des petites pauses s’enchaînent devant chaque plage. C’est vraiment incomparable : sous le soleil, le moindre endroit où l’eau rejoint la terre semble merveilleux !

La descente sur St Jean de Luz annonce déjà la pause du midi, où nous savourons en apéritif le reste de fromage de brebis et de confiture de cerises noires… Un vrai régal ! Et pour le dessert, la maman et le papa ont trouvé des cannelés bordelais que nous avions loupés en Gironde…

La dernière partie de l’étape consiste à longer une corniche de 10 kilomètres, dont les montées et les descentes rappellent étrangement nos premières montées du boulonnais. La maman se demande d’ailleurs si on est sur la bonne route, en voyant beaucoup de plaques d’immatriculation du nord ou de la Belgique !

Après des litres de sueur et des respirations rapides, nous trouvons le premier panneau qui annonce l’entrée d’Hendaye !

Nous l’avons fait, nous y sommes, l’extrème nord et l’extrème sud du littoral sont réunis à bicyclette !

La fin de soirée a été plus détendue, sur la digue d’Hendaye et dans un petit restaurant pour savourer repos et fruits de mer.
Demain, journée repos, ça sera l’occasion de faire le bilan et de compter les kilomètres parcourus.

Merci encore à tous ceux qui nous ont suivis, accompagnés, accueillis, sans vous nous n’y serions pas arrivés !

A demain :)

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Onzième jour : la fin de la faim

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire du neveu et le tonton applaudit un noir célèbre.
Vous ne rêvez pas, c’est nous qui rêvons ! Nous avons passé en effet au moins 10 minutes à nous raconter nos rêves de la nuit. Est-ce la soupe « secrets de grand-mère » ou le « Kiri » du midi qui nous ont fait rêver ? Ce qui est certain, c’est que les applaudissements du rêve du tonton correspondaient au bruit de la pluie sur la toile de tente…

Le papa nous impose un lever trop tôt, en nous faisant croire que le soleil brille. A 9h, nous sommes donc sur le départ, et après 10 minutes de route, la pluie refait son apparition, comme la veille. Nous sommes presque blasés, ça devient habituel. Normal après tout de rouler en vélo dans le sud ouest avec pullover et ponchos en plein mois de juillet !

Un air d’Espagne flotte sur le parcours. On se demande par exemple comment on prononce des villes comme « Léon ». On croise beaucoup d’espagnols auxquels nos « bonjour » n’ont pas de réponse, il faudrait qu’on essaie les « holà ». La maman, elle, crie « hola » quand elle voit les montées qui nous attendent dans certains détours de pistes.

Que nos nombreux lecteurs inquiets se rassurent, le soleil refait son apparition, cette fois définitive, après 20 kilomètres de route. Quand je dis « soleil », comprenez « pas de pluie » : les nuages menaçants sont toujours bien présents.

Les pistes cyclables sont impressionnantes : complètement vides lorsque la pluie tombe, et surchargées dès qu’il y a un rayon de soleil ! Des jeunes, des vieux, des marcheurs, des coureurs, des cyclistes… Il faut parfois freiner pour éviter la collision… mais l’absence de gaz d’échappements ne fait pas de mal, on se croirait dans une petite société sans pétrole !

Un petit mot dans des toilettes publiques nous fait sourire :

On sait que c’est la dernière journée, et ça nous motive ! Nous sommes en effet attendus à Biarritz, et il restera environ 30 à 40 km pour Hendaye le lendemain.

Le repas de midi se fait sur une aire de pique-nique au soleil, avec en prime un bon dessert du coin et une bonne sieste…

Le neveu pousse la prouesse de faire 3 déraillements, tous à l’arrêt ! Difficile d’égaler un si beau record… Il faut dire qu’il était déjà contaminé par le venin d’une horrible bestiole qui lui suçait le sang. Heureusement, le papa, transformé en chirurgien de rue, le temps d’un instant, a réussi à retirer ce monstre.

La fin du trajet se passe sous le soleil (ouf), et nous passons l’Adour à Bayonne pour descendre sur Biarritz. Après quelques kilomètres entre des rues montantes, des zones commerciales, des voies rapides limitées à 110 sans bande d’arrêt d’urgence, des arrêts de bus pour voir à quel endroit nous nous sommes perdus… nous retrouvons enfin notre hôte, en voiture, qui nous guide pour les derniers kilomètres.

Bonheur de retrouver une maison en « dur », une douche chaude, un lit, un apéro ! Et surtout un délicieux repas typique de la région : des piquillos (piments doux) fourrés au thon, du melon au jambon de truie, des champignons à la grecque, un délicieux poulet basquaise, du fromage de brebis à la cerise noire, et enfin, le feu d’artifice pour le final : un Russe, délicieux dessert que nous avions découvert il y a 2 ans en marchant vers Saint Jacques. Le tout accompagné des boissons adaptées…

Vous l’aurez compris, ce fut une pause si sympathique que j’ai peiné à poster l’article hier soir…

Aujourd’hui, destination Hendaye, notre terminus. Il nous reste entre 30 et 40 kilomètres, cela devrait être faisable.

Les chiffres du jour :

  • 1 tique sur le bras du neveu ;
  • 88 km parcourus dont quelques-uns en rond dans Biarritz
  • 5 h 06 de parcours
  • 16,8 km/h de moyenne.

La phrase du jour :

Souhaitez-vous reprendre de cette confiture de cerises noires avec ce délicieux fromage de brebis ?

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Dixième jour : toute la pluie tombe sur moi !

La nuit fut particulièrement douce ! Bercés par le ronronnement intense de l’océan à quelques mètres de nous, nous n’avons même pas entendu nos réveils respectifs… La nuit fut donc prolongée de quelques dizaines de minutes, ce qui n’est pas du luxe quand on a quelques heures de fatigue à combler !

Première pause dès le départ : le compteur du tonton ne fonctionne plus, et le papa doit ruser et utiliser une technique dont il a le secret pour arriver à bout de la panne.
Deuxième pause à Biscarrosse pour trouver du pain.
Troisième pause à Biscarrosse pour trouver du jambon.
Quatrième pause à Biscarrosse pour faire les petites courses pour les jours restants.
Vous l’aurez compris, on y a passé du temps, sans faire avancer les kilomètres !

Mauvaise surprise en sortant de la ville : tout le littoral est « zone militaire », et cela nous impose un détour de plus de 20 kilomètres. C’est d’ailleurs à partir de ce moment – satanés militaires – qu’on a commencé à avoir de la pluie. Un vrai temps breton, avec à la place du crachin une bonne pluie qui entre partout, qui permet à peine d’ouvrir les yeux, et des routes qui ne sont pas forcément équipées en pistes cyclables.

Bref, nous avons bien fait 40 kilomètres sous une pluie battante, ce ne fut pas le meilleur moment de la journée. Soyons positifs, on a bien avancé, puisque les pauses étaient impossibles, et nous avons rattrapé le retard du matin.

Repas sous un abri-bus à Mimizan, dans des odeurs d’une usine de choux (on découvrira plus tard que c’était juste une papeterie), devant la maison d’une veuve présumée, mais peut-être pas (allez comprendre, on s’amuse comme on peut quand on s’arrête une demi-heure devant chez des inconnus et qu’on essaie de deviner qui peut bien y habiter..).

Le papa, comme pour fêter le départ de la pluie, nous offre un petit café / chocolat chaud dans un hôtel du coin…

Nous retrouvons pour la fin d’après-midi une piste digne de ce nom, sans trop de pluie, piste toutefois réservée aux « VTTistes avertis ». Trous, ornières, faible largeur… Le paysage boisé est cependant magnifique.

Nous posons notre tente dans les bois, et à l’heure où je tape ces lignes, la pluie a repris ses cliquetis sur le double-toit de la tente…

Vivement demain, nous retrouverons le confort de la civilisation, chez une collègue de la maman à Biarritz !

Les chifres du jour :

  • 87 km parcourus, dont la moitié sous l’eau ;
  • 5h10 de parcours ;
  • 16,5 km/h de moyenne.

La phrase du jour :

« Faut qu’on arrête de faire des pauses ! »

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Neuvième jour : dans les dunes…

Désolé, pas de réseau hier soir pour poster, l’article arrive un peu en retard, en direct de Biscarosse.
Nous sommes attendus dans 3 jours à Biarritz, qui est à 200 ou 250 kilomètres d’ici, ça devrait être faisable.
Après une bonne nuit, nous avons partagé le petit déjeuner avec nos hôtes bien accueillants. Quel plaisir, des chocolatines nous attendaient dans une poche (en bordelais dans le texte…).
Le départ est un peu tardif, certainement vers 11h ? Les montées et les descentes s’enchaînent dans les dunes. La pluie est violente par moments, mais dès que nous trouvons un arbre pour nous arrêter (les pins ne protègent de rien), le soleil revient. Un vrai temps de fin d’hiver !

Nous passons enfin à Lacanau, sous l’eau.
Le macadam des pistes n’est pas toujours excellent, et nous avons parfois du mal à nous croiser… mais les sous-bois sont splendides, et le calme assuré.

Les pauses habituelles, à 20, 30, 45 et 55 kilomètres s’enchaînent, et nous arrivons à Cap-Ferret pour attraper le bac de 16h30. Nous n’avons plus beaucoup d’énergie sauf le neveu qui pourrait même certainement pédaler pour faire avancer le bateau.

Arrivés à Arcachon, nosu réinstallons nos bagages qu’il avait fallu démonter pour la traversée, et prenons notre repas de 17h15 sur un joli banc rouge…
Le pic-nic est rapide, et la sieste tombe à l’eau… à cause des averses qui se déversent régulièremenrt sur nous.

Nous avions obervé de loin la dune du Pilat, vierge de toute végétation, et avons tout le loisir de la contempler de plus près depuis la piste cyclabe. Quelques courageux y grimpent, je préfère ma piste que leur escalade dans le sable venteux…
Petit passage également devant le « camping des dunes », rebaptisé ‘camping des flots bleus » pour le film Camping.

La journée se termine dans un endroit idyllique : perdus au milieu des pins, à une cinquantaine de mètres de l’océan, protégés par la dune. Notre sommeil sera bercé par le bruit des rouleaux qui s’échouent régulièrement sur le rivage… Plaisir du jour !

Les chiffres du jour :

  • 78,8 km parcourus en 4h49.
  • Moyenne de 15,8 km/h

La phrase du jour :

En vélo, je me suis entraîné à réciter l’alphabet à l’envers…

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Huitième jour : une journée de rêves

Depuis ce matin, nous nous demandons si nous sommes vraiment éveillés, ou si nous allons nous réveiller dans quelques heures dans le même camping que celui où nous nous sommes endormis la veille…

Plusieurs choses sont en effet incohérentes autour de nous, comme dans un rêve :

  • il y a des croissants au petit déj’ ;
  • seulement 30 kilomètres au compteur ;
  • la maman a de la farine sur le nez ;
  • le tonton est généreux avec le neveu, en lui donnant une moitié de demi-baguette de vache-qui-rit ;
  • nous sommes dans le jardin d’inconnus ;
  • notre repas de 16h se passe sur une table d’autoroute, mais sans autoroute : juste une piste cyclable un peu bruyante ;

  • on réussit à faire tomber une pomme de pin par la seule force de la pensée (ça rappellera des souvenirs à d’autres qui avaient déjà essayé…) ;
  • la maman sort des phrases du genre « si je n’avais pas mangé la mienne, j’aurais mangé la tienne », et on acquiesce en trouvant ça compréhensible ;
  • on fait une sieste d’1h45 sur le carrelage froid d’une terrasse, la tête posée sur nos tentes pliées dans leur sac ;

  • on boit du Pastis, du vin du pays, et on mange de la viande, des légumes frais, du fromage sur du pain beurré, et même du chocolat !
  • on dort sous la tente, sous la pluie et le vent, alors qu’une chambre nous était proposée dans la maison…

Vous n’avez rien compris à cette journée ? Nous non plus, mais on l’a vraiment appréciée !

C’était journée pause… à Maubuisson, au nord de Lacanau.
Encore un grand merci à Stéphanie, Alexis et leur famille pour cette excellente soirée !

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Septième jour : la Gironde, pays de l’arnaque kilométrique

Après une semaine à vélo, nous voici en Gironde. Il semble que cette région ait du mal à compter les kilomètres sur ses voies vertes, car les décalages entre la carte, les indications routières et le compteur sont vraiment très différentes. Le neveu propose de créer un groupe Facebook : « Si toi aussi tu trouves que les panneaux de Gironde n’indiquent pas les bons kilométrages… ».

Cette journée fut toutefois moins fastidieuse que la veille. La pluie a pourtant été au rendez-vous, mais beaucoup plus brutale que hier : aussitôt arrivée, aussitôt repartie. On a donc joué à la valse des ponchos, K-Way et protections en tous genres.

Assez vite le matin, nous nous sommes plus ou moins perdus à la recherche d’une route inexistante, et sommes arrivés dans une ferme avec un million de chien (estimation du neveu, il y en avait 5, bien bruyants, selon les organisateurs).

A proximité de Palmyre, petite pause baguette aux céréales. Les touristes sont nombreux, et nous suivons même un défilé de voitures anciennes qui bouchent chaque carrefour.

Après une belle route le long de la côte, nous arrivons à Royan, où nous attrapons de justesse le bac pour traverser l’estuaire de la Gironde (cela nous évitera de descendre jusqu’à Bordeaux…)
L’estuaire est immense, on croirait qu’on rejoint une île.

Toujours entre pluie et éclaircie, nous voici partis à travers forêts et dunes le long d’une voie ferrée, jusque Soulac-sur-Mer. Les rues qui mènent à la mer sont particulièrement venteuses, et sur la digue, le sable nous fouette le visage.
Depuis le matin, une envie de pizza nous trottait dans la tête (c’est bizarre, mais quand on est sur un vélo toute la journée, on ne pense qu’à la nourriture), et nous nous installons donc vers 14h30 à la terrasse d’une pizzeria dans l’une des rues touristiques de la ville.
Un délicieux moment qui commence par un petit Ricard ou un verre de Médoc sous le soleil (et sous le vent), un délice au milieu d’heures d’efforts !

Après 30 minutes de sieste sous la pluie, nous voici repartis sur les pistes cyclabes monotones, à travers dunes et forêts de pins.

La fin de journée fut assez semblable, juste agrémentée par le passage devant des villages naturistes à la palissade trop haute pour y observer quoi que ce soit. Chacun s’imagine toutefois nu sur son vélo… (avec ou sans K-Way selon le temps).

Enfin, nous nous arrêtons dans un camping à Hourtin-Plage, après 88 kms de route. Le neveu fait remarquer qu’il aurait fallu prendre sur nos vélos un jeu de pétanque (qui l’aurait porté ?).

Les chiffres du jour :

  • 88,8 km
  • 5h23 de parcours
  • 16 km/h moyenne
  • 1 tique sur la maman

La phrase du jour :

« Bon, si je dois encore une fois remettre le K-Way, je le laisse même s’il refait du soleil… ».

L’info gastronomie : le bouillon KUB de plus de 3 ans d’âge n’a plus d’effet sur le goût du riz.

Demain, on se prévoit une journée « je traîne dans le camping », et une petite étape pour rejoindre des amis à quelques kilomètres d’ici.

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Sixième jour : l’arrivée de la pluie

L’adage du neveu se vérifie : plus on part tard, plus on va loin.

En effet, aujourd’hui nous avons quitté Laurence et sa famille qui nous accueillaient au nord de la Rochelle vers 10h30, et nous avons parcouru 95 kilomètres, soit notre record !
Seul bémol, la tente a été plantée et rangée dans l’obscurité.

La journée avait déjà commencé sous la pluie, et nous avons accueilli les premières gouttes du séjour avec philosophie !

De belles aventures toutefois pendant cette longue journée :

  • l’ambiance de la Rochelle en pleines francopholies (on a même entendu Stromaë pour les connaisseurs, mais c’était peut-être un disque… ^^).
  • un repas de midi à 16h30, nous battons des records ! Et nous faisons une croix sur notre sieste, pour cause de pluie…
  • le pont « transbordeur » de Rochefort, qui nous fait passer sans effort à travers la Charente. Typique et sympathique !
  • Nous avons vu des cigognes ! Il y en a plein les marais avant l’endroit où nous dormons… et les nids peuplent les arbres autour des canaux.
  • La fin de la journée sous le vent et la pluie, ainsi que le montage des tentes dans le noir (pas de riz ou de soupe ce soir, juste une boîte de thon sous la tente et un snickers comme dessert) nous donnent envie de dormir bien vite. Désolé donc de ne pas mettre plus de commentaires ni de photos…

Les chiffres du jour :

  • 94,8 km parcourus
  • 6h43 de trajet !
  • 13,6 de moyenne…

La phrase du jour, philosophico-poëtique :
La route de l’autre côté du canal est toujours plus belle que celle où l’on se trouve.

A demain, sans la pluie si possible !

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Cinquième jour : la douche devient nécessaire

Comme tous les matins, le réveil sonne vers 7h… Entre le temps de sortir du duvet, celui de ranger ses affaires, de plier les tentes, de charger les vélos, nous partons souvent deux heures ou deux heures et demie après le réveil. C’est vrai, ce n’est pas rapide, mais il faut au moins ça au tonton pour installer ses sacoches à scratchs mal conçus…

Nous avons passé une bonne nuit, juste troublée par quelques feux d’artifice la veille, et par les sons lointains des bals du 14 juillet.

Entre Jard-sur-Mer et la Tranche-sur-Mer, la mer est basse et les plages sont grandes… L’occasion de faire quelques poses sur les différentes digues ou bancs côtiers.

La papa en profite pour s’acheter une grosse sonnette qui fait un « ding dong » de porte de magasin, pour remplacer le petit « dring dring » perdu la veille dans sa chute.

Le cross à travers les bois reprend, et vaut un 2e déraillement au neveu cette fois. Il se dit qu’il vaudrait mieux mettre de l’huile de tournesol sur la chaîne pour avoir les mains un peu moins noires.

Le repas de midi est un peu avancé sur le timing, persuadés que notre étape serait plus courte aujourd’hui. Sur suggestion du neveu, nous prenons un Américain à la Faute-sur-Mer. Excellente idée d’ailleurs, puisque le wifi est gratuit dans le snack où nous nous arrêtons ! L’occasion de remplacer mon téléphone portable qui commence à rendre l’âme côté batterie.

Notre sieste a lieu sous les sapins, les pieds sur nos vélos de peur qu’un sportif de passage ne nous les prenne… Il faudrait vraiment le vouloir avec tout le chargement !

La maman nous avait confié le matin : « ce que je n’aime pas, ce sont les montées, le vent ça ne me dérange pas ». Justement, quelques changements de caps nous ont imposé un long vent de face tout le long d’un canal. Au bout de la longue ligne droite, sur nos questionnements, la maman nous confie : « je n’aime plus le vent » !

Ce soir, nous sommes attendus au nord de la Rochelle chez Laurence (@frompennylane sur Twitter). Arrivés vers 19h, nous avons le plaisir d’être accueillis avec beaucoup de gentillesse par toute la famille qui nous laisse la maison pour la soirée : douche, wifi, chambre, cuisine et frigo bien rempli ! C’est le grand changement de style par rapport à la prairie de la veille… (c’est vrai, quoi, ils pourraient mettre un peu d’ondes wifi dans leurs clôtures électriques, les fermiers).

Nous découvrons notamment une délicieuse mouclade (moules et crème) de la région. Le papa y ajoute une petite préparation pour nous apporter les sucres lents nécessaires au lendemain, un vrai festin ! Avec la nuit en plus, sur de vrais matelas, nous serons assurément bien requinqués !

Merci encore à Laurence et à sa famille pour son accueil spontané et très sympathique, c’est vraiment très apprécié après 3 jours sans lieu pour se poser !

La phrase du jour :

Et si on mangeait un américain aujourd’hui ?

Les chiffres du jour :

  • 87 km parcourus

(je compléterai la suite plus tard, je ne trouve plus mon compteur dans le confort d’une maison…)

Et enfin, une photo bonus à destination de Fanfan qui nous avait fait découvrir la tartiflette bretonne :

A demain !
Nous continuerons vers le sud, sans savoir si nous passerons ou non par Bordeaux…

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Quatrième jour : l’Atlantique !

Journée bien agréable sous un ciel sans nuage, et toujours le vent dans le dos, c’est un vrai bonheur ! Il y a bien eu quelques montées, mais beaucoup de zones plates, et des voies vertes de plus en plus nombreuses.
On commence à apprécier le riz, le bouillon cube, les sardines… C’est un signe que la « coupure au confort » commence à faire son effet !
Chiffres du jour :
  • 82 km
  • 5h02 de trajet
  • 15,5 km/h de moyenne

Les paysages sont splendides, et nous avons apperçu les premières images de l’Atlantique telles que je l’imaginais : de jolis rouleaux blancs qui viennent s’éclater contre les rochers.

Les odeurs de barbecue nous chatouillent les narines ; on a bien essayé de se faire inviter, mais sans succès :-)

La voie verte du jour est vraiment sympa : on fait du cross à travers les bois, à travers les dunes, le long des côtes ou dans les stations balnéaires ; nous sommes chouchoutés par les aménagements. Parfois un panneau indicateur manque, mais on peut bien excuser ces oublis pour tout le reste.

La sieste du « midi » se fait à l’ombre des chênes verts. Définition du chêne vert, par un garde forestier de passage : ses feuilles ne piquent jamais, sauf si on pose ses fesses dessus.

Le papa trouve que le pain industriel est vraiment trop mauvais, et le neveu renverse sa ration d’émietté de maquereaux dans la poussière du chemin…

Nous visitons les différents ports des Sables d’Olonne, sans voir de voiliers de course. La plage touristique, quant à elle, est très grande, mais noire de monde.

Deuxième chute du papa, qui regarde les jolies filles et se prend les roues dans le sable.

A part ça, les pauses habituelles se succèdent : pain, barres céréales, lait concentré, pâte d’amandes, sucre Candy, tout y passe !

Nous commençons à coller, et à ne plus faire la différence entre la poussière et le bronzage. La douche du lendemain sera très appréciée !

Merci pour vos commentaires qui nous donnent souvent le sourire pendant une pause !

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Troisième jour : la journée de tous les records

Après une bonne nuit chez Fanfan et Pierre à Saint-Nazaire, nous avons traversé la Loire par un formidable pont digne de celui de Normandie testé l’an dernier.

En bas du pont, la maman a le coeur qui bat (ouf), mais la montée se fait les doigts dans le nez (pas très évident pour tenir le guidon…).
La descente est plus dangereuse (bourrasques et camions), mais un délicieux café nous attend à l’arrivée.

En effet, nos amis nazairiens nous avaient apportés nos bagages à l’extrémité du pont. Encore mille mercis pour votre accueil !

Nous longeons la côte en suivant des pistes vertes. On tourne à gauche, à droite, en haut, en bas, mais toujours avec un fort vent de dos, c’est très agréable.
Nous commençons à rencontrer d’autres cyclistes, dont un couple qui semble faire le chemin inverse au nôtre, mais jusqu’à Brest seulement.

A 13h30, c’est notre « dix heures » à Pornic, qui gagne le prix de la plus belle station balnéaire de la journée. A signaler que Pornic est aussi la ville la plus sportive !

Bon pain aux céréales sur un parking, une voiture roule même sur les 2 cartes que nous avons étalées afin de voir en combien de temps nous serons à la Rochelle.

Repas de midi à 16h30, dans le marais breton. La maman se marre, et le papa teste sa couverture de survie pour résister au vent frais.
Une question nous est venue à l’esprit lors de la prise de notre dessert : le bois de surreau est-il toxique ?

La maman, dans un moment d’égarement sûrement, nous avoue qu’elle aime pédaler. On lui ressortira la preuve lors de la prochaine montée venteuse en fin de journée.

Nous obliquons vers l’est pour avoir le vent dans le dos. Merveille, plus de 30 km/h sans effort… Arrivés à Challans. Nous lui décernons le prix de la ville la plus antipathique de la journée :

  • toilettes automatiques qui mettent du savon dans nos gourdes ;
  • porte du cimetière qui se verrouille après 20h ;
  • automobilistes patibulaires qui nous râlent dessus dans les sens interdits ;
  • goudron tout moche au sol.

Menu du soir :

  • Filet de mâquereaux sur lit de moutarde, avec sa garniture de pâtes arômatisées au bouillon KUB
  • Douceur d’asperges en velouté
  • Dessert : murmure de mûres mures à la cueillette nappées de lait concentré sucré.

Les chiffres du jour :

  • 94,2 km
  • 5h25 de route, avec départ à 10h ! (le neveu fait remarquer que plus on dort tard, plus on va loin)
  • 17,03 km/h de moyenne !
  • Vitesse maximum de 56,2 km/h dans la descente du pont de St-NAzaire.

La phrase du jour de la maman :
« J’aime les plats, mais c’est dûr quand ça monte ».

Nous dormons au milieu des biches, des sangliers et des sauterelles. Heureusement, en plus de la moustiquaire, nous avons la sanglieraire… Merci au fermier qui nous prête son terrain et qui est certainement un fidèle lecteur du blog !

Vive l’aventure !
A demain pour la découverte des Sables d’Olonne !

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